PRÉPARATION MENTALE : Motivation pour l'activité.

Premier article d'une série sur la Préparation Mentale.

Nous allons commencer par développer la Motivation pour l'Activité, nous définirons les différentes sources de motivation.

Une fois identifiées, nous allons chercher à savoir comment les optimiser, pour pouvoir augmenter ou maintenir son niveau de motivation au quotidien.


Les Différentes Sources de Motivation.


La motivation est ce qui explique ou justifie une action quelle qu'elle soit .

Elle se compose d’éléments, de raisons, d'intérêts qui poussent un individu à agir.

Elle rassemble plusieurs catégories de déterminants internes des comportements, des activités psychologiques et des états subjectifs.


La nature de l’engagement de l’individu dans une activité va déterminer son niveau de motivation, plus l’individu est déterminé, meilleur sera son fonctionnement psychologique.

Il n'existe pas qu'une source de motivation mais plusieurs qui sont:


- La Motivation Intrinsèque (Personnel).

- La Motivation Extrinsèque (Externe).

- L’Amotivation (Absence de motivation).


  • La Motivation Intrinsèque.


Ce type de motivation est liée à la recherche du plaisir.

L’engagement de la personne dans l’activité est d’origine personnelle sans attente de reconnaissance externe.


Plusieurs sources de motivation intrinsèque établissent un profil motivationnel de l’individu :


- La recherche de plaisir dans l’activité = motivation intrinsèque à la stimulation.

L’individu ne s’entraîne ou exerce une activité que dans un seul objectif : prendre du plaisir.


- La recherche de progression et de performance = motivation à l’accomplissement.


- La recherche de nouvelles connaissances, techniques d’apprentissages = motivation à la connaissance.


  • La Motivation Extrinsèque.

Ce type de motivation provient d’un stimulus externe.

Il peut s’agir d’une raison sociale, d’une obligation, d’un besoin…


À l'image de la motivation intrinsèque, plusieurs sources de motivation extrinsèque existent:


- La motivation identifiée permettant à l’individu de façonner ses traits de caractère.

Ex : La pratique de cours d’ergo dans le but de développer son dépassement de soi, l’haltérophilie pour la stimulation ou encore un sport collectif pour la sociabilité et le leadership.


- La motivation introjectée où l’activité est réalisée par obligation.

Ex : Dans le cadre de la santé pour une perte de poids, un renforcement après blessure, opération… Il n’y a ici aucune recherche de plaisir.


- La motivation externe dans l’objectif d’obtenir quelque chose en retour.

Ex : Le développement du corps pour attirer le regard des autres, une augmentation des performances pour être plus fort que certaines personnes…


  • L'Amotivation.


Dans ce cas, il n’y a aucune motivation à réaliser la tâche mais cela ne signifie pas spécialement qu’il n’y a pas pratique de l’activité.


L’amotivation intervient généralement après la perte de l’un des deux types de motivation expliqués juste avant.

L’action se poursuit de façon mécanique par habitude, cependant dans ce contexte, l’individu ne trouve aucun intérêt à continuer à s’impliquer dans l’activité.


Cet état d’esprit amène la plupart du temps à des pertes de contrôle et in fine à un arrêt de l’activité.


Parmi l’ensemble de ces sources de motivations, certaines vont permettre un meilleur investissement dans l’activité, c’est le cas des sources de motivation intrinsèque mais également de la motivation extrinsèque identifiée.


Les autres sources de motivation extrinsèque et d'amotivation auront la plupart du temps des conséquences négatives sur l’activité.

C’est pourquoi il est important d’identifier la source de motivation de nos activités.


L’orientation du travail d’augmentation ou de maintien de la motivation pourra être effectuée en fonction du type de motivation privilégiée pour une activité donnée.


Comment faire pour augmenter ou maintenir son niveau de motivation au quotidien ?



Le travail de développement de la motivation va s’articuler autour du type de motivation utilisé.

On pourrait penser que pour une personne utilisant une motivation extrinsèque, le travail à effectuer porterait sur le fait de basculer sur une motivation intrinsèque, cependant la logique utilisée est différente.


En effet, une motivation extrinsèque peut être très stimulante à court terme (ex : Vouloir se rapprocher ou dépasser les performances de son partenaire d’entraînement, pratiquer une activité pour réhabiliter son épaule après une blessure...) mais si on laisse ce type de motivation s'installer, elle peut vite avoir un impact négatif, lorsque l'objectif stimulateur sera atteint ou inversement que l'on se rende compte qu'il est inatteignable.


Dans ce cas de figure, le travail va s’orienter sur “l’élaboration d’un plan B” notamment trouver une motivation intrinsèque ou identifiée en parallèle de la motivation extrinsèque.

Ex : Lorsque sa blessure sera réhabilitée, pourquoi ne pas chercher à vouloir augmenter sa résistance, sa force, sa mobilité ?

Si l’on se rend compte que l’on n'arrive pas à combler la différence de niveau avec son partenaire d'entraînement, pourquoi ne pas chercher à progresser en premier lieu sur ses points faibles ?


Dans la même logique, un individu utilisant déjà une motivation intrinsèque pourra se tourner vers une motivation d’un autre type. Si l’on réussit à atteindre un objectif personnel de revenu, ou de performance, que faire par la suite ?

Une des solutions peut être de se tourner vers un secteur de revenu différent ou chercher à améliorer son geste technique ... C’est-à-dire passer d’une motivation intrinsèque à une autre ou de la réévaluer.


La fixation d’objectifs joue donc un rôle primordial dans l'augmentation ou le maintien de la motivation.


  • Se fixer des objectifs grâce à la méthode SMART.

L’un des éléments permettant de booster sa motivation est la fixation d’objectifs.


Il s’agit d’une motivation intrinsèque de progression et de nouvelles connaissances. La fixation d’objectifs est primordiale et doit respecter plusieurs règles.


Un objectif doit être défini selon la méthode SMART :


- SPÉCIFIQUE : Un objectif doit être annoncé et correspondre aux attentes que l’on se fixe.

Des objectifs annexes peuvent être utilisés pour faciliter l’atteinte de l’objectif principal ou pour stimuler la motivation pour l’atteindre.

Ex : Se fixer pour objectif principal d’améliorer son temps sur un 10 km et comme objectifs secondaires, l'amélioration de sa technique de course, de sa vitesse sur les premiers kilomètres...


- MESURABLE : Un objectif doit être mesurable, c’est-à-dire que l’on peut faire un bilan de son évolution à n’importe quel moment en utilisant des indicateurs.

Ex : Programmer un max sur un mouvement pour suivre son évolution, faire le point sur les ventes réalisées chaque semaine, fixer un certain nombre de dossiers à réaliser ...


- ATTEIGNABLE : Un objectif atteignable est progressif, il vaut mieux se fixer de petits objectifs qui mèneront à un objectif plus important que de vouloir atteindre directement cet objectif ultime. En effet, vous risquez de ne pas y arriver, de vous démotiver et d'arrêter la poursuite de cet objectif.

Ex : Vouloir tripler son chiffre d'affaires en un mois, il est préférable dans ce cas de se fixer un objectif de 10% de plus par mois, plus accessible et à terme vous arriverez à tripler votre chiffre d'affaires.


- RÉALISTE : Un objectif doit être une source de motivation et pour ce faire il doit être réalisable. Ce terme se rapproche beaucoup du critère Atteignable.

Ex : Vouloir réaliser les performances de Matt Fraser pour un CrossFiteur lambda n'est pas le plus réalisable des objectifs… Chercher à améliorer son snatch de quelques kg l’est beaucoup plus.


- TEMPOREL : Un objectif doit être composé d'évolutions temporelles. C’est-à-dire se fixer des objectifs à moyen, court et long terme.

Ex : Augmenter son salaire sur 3 ans avec une progressivité sur chaque année. Viser une qualification sur une grosse compétition en passant d'abord par des compétitions secondaires...


Une manière d’augmenter l’impact de la fixation d’objectifs est de les écrire et de les laisser visible.

Retranscrire ses objectifs par écrit fait office de “contrat” passé avec soi-même et les laisser visible permet de les garder en mémoire afin de ne pas s’en éloigner.


  • Développer son contrôle émotionnel.


Durant le parcours nécessaire à l'atteinte d'un objectif, de nombreux obstacles viendront vous perturber.

La gestion de ces perturbations va impacter positivement ou négativement votre motivation.

Le développement de votre contrôle émotionnel vous permettra de franchir ces obstacles en maintenant votre motivation.

Ex : Les moments d’agacement, de peur ou de stress vont impacter négativement votre motivation.

Utiliser des techniques de respiration ou des méthodes de relaxation comme le training autogène de Schultz permettent de réduire les effets physiologiques négatifs (augmentation du rythme cardiaque et de la fréquence respiratoire) tout en apportant des effets positifs (augmentation du relâchement musculaire en impactant la vascularisation) qui vous permettront de mieux réagir face aux difficultés rencontrées tout au long de votre parcours.


  • Élever son niveau d'activation à un instant T.


Certaines tâches complexes mais nécessaire à la poursuite de vos objectifs devront être effectuées tout au long de votre parcours.

Ces moments clés vont demander un haut niveau d’activation, de concentration et donc de motivation.

Si l’un de vos objectifs intermédiaires est de remporter un combat, de passer une barre lourde ou plus généralement de réaliser une tâche nécessitant un dépassement de soi; un niveau élevé d’activation facilitera l'exécution de la tâche.


Différentes stratégies vont permettre d’augmenter votre niveau d’activation au moment où vous en avez le plus besoin :


- Le discours interne lors de la réalisation ou à l’approche de la tâche.

Le type de discours dépendra de chacun et sera identifiable par un préparateur mental. Certaines personnes seront stimulées par un discours interne d’encouragement ou d’assurance tandis que d’autres auront besoin d'un discours de provocation ou d’énervement.

Pour l’ensemble des cas, un moyen d’activation rapide est de choisir deux à trois mots qui suscite en vous une stimulation et de vous les répéter au moment où vous voulez effectuer la tâche.


- Les techniques d’hyperventilation pour augmenter la fréquence cardiaque.

C'est-à-dire, créer un afflux d’oxygène important dans l’objectif de stimuler physiologiquement le corps.


- L’imagerie mentale pour visualiser le geste technique à réaliser.

Avoir la capacité de visualiser précisément son geste technique avec des retours kinesthésiques, provoquera dans la plupart des cas, un sentiment de confiance et facilitera l’exécution de la tâche.


- La musique ou le visionnage de vidéo motivationnel.

Ces techniques peuvent impacter positivement la concentration et la stimulation.


Comme nous avons pu voir la motivation peut être d’origine multiple.

L’augmenter ou simplement la maintenir nécessite l’utilisation d'outils spécifiques et variés pouvant être enseignés par un préparateur mental.

De nombreuses stratégies existent mais chaque personne réagira différemment à chacune d'entre elles, c’est pour cette raison que l’aide d’un professionnel de la préparation mentale est nécessaire pour identifier les outils les plus efficients en fonction du profil de chaque personne.

Cet article vous permettra d’utiliser les stratégies de base que nous avons présentée pour intervenir directement sur votre motivation.


Retrouvez la semaine prochaine un nouvel article de notre série sur la Préparation Mentale.


La Team CrossFit Agen.












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